Le point sur la situation du Telbus : disparition d’un service de proximité !

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Un service

Le Telbus, c’est un service des TEC qui fonctionne à la demande sur le territoire de plusieurs communes de la province (Bastogne, Libramont, Habay, Martelange, Attert et Sainte-Ode). En contactant un call-center, l’usager peut réserver son voyage. Les bénéficiaires de ce service sont avant tout des personnes âgées ou défavorisées, ne possédant pas en propre un moyen de locomotion. Là où ce bus ne circule pas, la Province a mis en place une asbl qui offre un service similaire, la Locomobile.

Un argument économique

La direction du TEC Namur-Luxembourg a décidé de supprimer ce service en raison de son déficit, dans le cadre du plan d’économies qui lui a été imposé. Dans une démarche de rentabilité, il est évident que ce type de service ne peut être performant ! Les projections estiment qu’en supprimant 4 véhicules sur les 7, une économie de plus de 400.000 euros sera faite, ne pénalisant QUE ( !) 6440 des 46 millions de voyageurs transportés annuellement en provinces de Namur et de Luxembourg. Le cout de ce service n’est couvert qu’à 4% par l’usager, sa viabilité est donc considérée comme nulle.

Nous ne pouvons pas contester les difficultés financières auxquelles les TEC sont confrontés, mais réduire un service de proximité qui s’adresse à des personnes précarisées ou peu mobiles, sur base d’une décision unilatérale, prise sans concertation et sans solution alternative, sur base d’un critère strictement économique est tout simplement scandaleux et inacceptable.

Un engagement politique

Cette décision unilatérale du CA du Tec Namur-Luxembourg m’a réellement mis en colère. A mes côtés, les bourgmestres des communes concernées par le service, outrés, eux aussi, de la méthode. En effet, dès février, nous avions été informés de l’éventualité de ces suppressions, mais restions en attente de connaitre les alternatives qui seraient proposées aux usagers. Aucune information, aucune concertation, et une annonce début juin, de but en blanc, de la fermeture de 4 des lignes disponibles en province. Les communes ont également le droit d’être en colère, dans la mesure où elles financent ce service à leurs citoyens, dans une démarche de « service public ». Comme j’ai eu l’occasion de l’évoquer en conférence de presse, j’ai demandé à plusieurs reprises une rencontre avec les TEC, mais aussi la scrl qui gère la Locomobile, un service subventionné par la Province aux missions similaires pour les communes où le Telbus ne circule pas. Ce service public est extrêmement utile en zone rurale pour des gens qui n’ont pas leur propre moyen de locomotion. Souvent, ces mêmes personnes sont précarisées, il ne leur suffira pas d’appeler un taxi à la place ! Trouver une solution en moins d’un mois, c’est vraiment les confronter, une fois de plus, à leur isolement et au problème de mobilité.

Près de 200 personnes sont concernées par la suppression de ces quatre lignes. 200 personnes qui, au quotidien, sont amenées à bénéficier de services comme ceux du Telbus ou de la Locomobile, afin de leur permettre de se rendre au travail, à un rendez-vous médical ou encore à des zones de commerce moins accessibles. Bref, des personnes pour qui la mobilité est un enjeu fondamental de leur quotidien. Et qui justifie amplement que nous nous mobilisions pour elles.

Un espoir

Une rencontre fixée au 1er juillet avec les TEC et la Locomobile permettra peut-être  de dégager des solutions, celles que nous attendons depuis plusieurs mois. Une participation des TEC à la Locomobile ou à des projets similaires à l’initiative des communes permettrait, par exemple, de renforcer les services de celle-ci.  Je nourris également l’espoir de nous faire entendre à la Région wallonne, car elle ne peut ignorer, à l’heure des grandes réflexions sur l’aménagement de notre territoire, les problèmes de mobilité, dans leur globalité, qui découlent des caractéristiques de notre province.

Rectificatif : Même si la SCRL fs Locomobile est soutenue par la Province ( 15.000 euros dans les parts) et Province propriétaire des véhicules, la Locomobile n’est pas un service provincial, ou service public.

 

Logo Locomobile

Patrick Adam, Député provincial en charge de la mobilité

Le saviez-vous?

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La mutualité socialiste intervient pour:

Une inscription à la plaine de jeux : le montant de l’intervention s’élève à 20 € maximum par an pour une plaine de jeux ou camps de vacances.

Une inscription à un stage sportif : le montant de l’intervention s’élève à 50 € maximum par an pour tout stage dont la discipline est reconnue comme sportive ou pour tout stage organisé par l’ADEPS.

Une participation à un voyage scolaire : le montant de l’intervention s’élève à 40 € maximum par an sur les séjours de minimum 2 jours pour les enfants qui suivent un cycle maternel, primaire ou secondaire.

Pour compléter le formulaire, cliquez ICI !

Pas encore de projet pour le 25 juin 2013? Citoyens engagés vous en proposent deux!!

La crise financière, économique et sociale que nous connaissons aujourd’hui, les avancées technologiques notamment dans le domaine de l’information, l’allongement de l’espérance de vie et son impact sur le financement de la sécurité sociale, le défi du vivre ensemble constituent autant de bouleversements qui affectent en profondeur le fonctionnement de notre société.

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