L’ALIMENTATION DURABLE DANS NOS CANTINES

Molière disait « Qu’il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger »…
Et si on faisait les deux ?

Il y a 4 ans, la Province de Luxembourg et sa Cellule de Développement durable a proposé une formation en alimentation durable aux personnels des cantines provinciales. Nos 4 IMP ainsi que le Centre d’Hébergement et de Loisirs de Mirwart (devenu entre temps le Centre d’Hébergement de Mirwart) ont suivi cette formation théorique et pratique.

Cette formation leur a permis de rencontrer les cuisiniers d’autres services et d’échanger sur les pratiques.

In fine, la Cellule Développement Durable de la Province de Luxembourg  a souhaité poursuivre l’aventure avec un livre reprenant les meilleures recettes durables des six institutions provinciales  
IMP de Ethe / Forrières / Mont / Val d’Aisne - Centre d’Hébergement de Mirwart - Starting Block à Lahage
Un véritable outil à destination d’autres collectivités,des particuliers, afin qu’ils optent, à leur tour, pour une alimentation plus durable au quotidien.

Je peux dire aujourd’hui que c’est un véritable succès et je tiens à féliciter le personnel pour son implication et sa motivation. Je sais combien il est difficile de modifier ses habitudes. Les pratiques ont changé parfois de manière radicale. La priorité est maintenant aux produits frais et de saison. Les enfants ont ainsi pu découvrir le goût des légumes oubliés, des légumineuses ainsi que des céréales. Dans la mesure du possible, les cantines privilégient les circuits courts et les produits bio.

Mais il ne s’agit pas d’utiliser les bons produits encore faut-il  les cuisiner. Cette formation a logiquement été complétée par un accompagnement du Service Prévention Santé avec la collaboration d’une diététicienne qui a revu et adapté les menus en fonction des besoins alimentaires des jeunes. Des menus sains, variés et équilibrés sont ainsi élaborés avec une répartition des viandes, féculents, fruits et légumes et  un menu végétarien est proposé une fois semaine. Cet équilibre permet de réduire considérablement le gaspillage alimentaire ainsi que les déchets.

Mais nos institutions poussent la démarche plus loin, même beaucoup plus loin. Si certaines ont adoptées le compostage ou ont aménagé un potager, je voudrais souligner la démarche initiée à l’IMP de Briscol. Le potager et les 2 serres sont devenus un projet éducatif à part entière. Les jeunes deviennent acteurs en jardinant pour la collectivité et le travail de jardinage est assuré également durant les vacances scolaires, une respiration hors d’un climat familial parfois pesant. Et ce qui ne gâte rien, en plus d’être éducatif, ce potager est productif. La formation en alimentation durable a fait son chemin en allant vers une autonomie alimentaire grandissante au fil des saisons.

Un pré fleuri 
Des hôtels à insectes fabriqués au cours de menuiserie 
Pollinisation des légumes
Utilisation d’engrais verts et traitements naturels
Prochainement un poulailler verra le jour!

Au-delà du manger sainement, il s’agit ici d’un partage de savoir-faire avec le jeune dont l’objectif est son épanouissement et sa valorisation. L’expérience du jardinage est pour eux un atout supplémentaire pour démarrer leur vie d’adulte.

Je suis bien évidemment très heureux de dresser ce bilan positif de l’implication de mes services dans cette démarche et je ne peux que les inciter à les poursuivre dans cette voie.

Patrick ADAM
Président du Collège provincial
Député provincial en charge de l’Enseignement

« Woups…J’ai pas fait exprès! » – Colloque sur la dyspraxie

Après un colloque sur les hauts potentiels, des actions autour de l’autisme et la surdité, les services provinciaux du DHAMO poursuivent leurs missions de formation et d’informations en s’attardant cette fois-ci sur une thématique qui touche un grand nombre de nos concitoyens : la dyspraxie.

Woups…J’ai pas fait exprès! La dyspraxie, un handicap invisible aux conséquences bien concrètes le vendredi 09 octobre 2015 de 8h30 à 13h00 à la Haute Ecole Robert Schuman

Elle concernerait, en Belgique du moins, 5 à 6% des enfants en âge scolaire, et toucherait 3 fois plus les garçons que les filles. Poursuivre la lecture « « Woups…J’ai pas fait exprès! » – Colloque sur la dyspraxie »