DU ROMAN À L’ÉCRAN – DU 29 JANVIER AU 12 FÉVRIER 2017

QUAND LA LITTÉRATURE REDEVIENT UN SPECTACLE…

Quand le cinéma est né, il était muet. Sans parole. Rien que des images et du mouvement !

Du coup, les comédiens recouraient à la pantomime pour expliquer les intentions de l’auteur-réalisateur, pour faire passer son propos. Pour traduire aussi et surtout les sentiments, les émotions des personnages.
Les acteurs devaient mettre le paquet, question gesticulations et mimiques. Ils devaient aller dans le burlesque, pousser leur jeu parfois jusqu’au grotesque…

Mais très vite on a pensé au fameux carton; à ces bouts de textes intercalés entre les images. Qui venaient confirmer ce qui était montré, ce qui était dit – sans rien faire entendre – à l’écran.

Très vite, le cinéma a cherché à renouer avec le texte ; à s’associer à lui.
Comme il a très tôt pris ses idées, sa matière, dans la littérature.
Les romans principalement. Mais aussi le théâtre.

L’homme a un irrépressible besoin de se raconter ; d’épiloguer sur ce qu’il fait là, sur terre. Il n’arrête pas de s’exprimer là-dessus. Par tous les moyens.

Et c’est ce qui fait sa force, son charme, sa qualité d’homme. On l’aime bien pour ça.

Pour s’adonner à son penchant, à sa passion, à son goût de la fiction, la narration, l’invention qui cherche à dire la vérité, il a imaginé des formes diverses, toutes sortes de moyens d’expression.

La littérature entre autres, puis le cinéma…

DU ROMAN À L'ÉCRAN RASSEMBLE LE RÉSEAU DES BIBLIOTHÈQUES DE LA PROVINCE ET CELUI DES EXPLOITANTS DE SALLES DE CINÉMA, AVEC AUSSI QUELQUES CENTRES CULTURELS, ET LA LUDOTHÈQUE…DU ROMAN A L'ECRAN CÉLÈBRE PENDANT PRÈS DE QUINZE JOURS, LES NOCES DE LA LITTÉRATURE ET DU CINÉMA. 

Des noces auxquelles tout le monde est convié… Et ça, cet aspect collectif, c’est un plus du cinéma. C’est, en tout cas, sa différence avec le livre.

Si la lecture d’un roman se pratique en solitaire, si elle est de l’ordre de l’intime, du chacun-pour-soi, il en va tout autrement du cinéma… On est plusieurs, on se rassemble, on fait chorus pour regarder un film.

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Alors faisons du mot de la fin un mot d’ordre pour tous…
Allons tous au cinéma !
Fissa !

DEMANDEZ (téléchargez) LE PROGRAMME!!! VOTRE PROGRAMME 2017

Patrick ADAM
Président du Collège provincial
Député provincial en charge de la Culture

De quoi le prix « Horizon » est-il la démonstration ?

Je me le suis demandé…

Je me suis demandé: qui a la vedette au juste, dans cette manifestation, cette grande mobilisation ?

Qui évoquer ? Qui mettre en avant ?

Le livre ? La lecture ? Les lecteurs ? Les auteurs ?…

Tout ce monde-là, en fait. Tous ceux qui font que le livre existe. Tous ceux qui font exister le livre. Ceux qui l’écrivent, ceux qui le fabriquent, ceux qui en organisent la circulation, ceux qui en parlent et… ceux qui le lisent.

Et il y a aussi et surtout – le prix Horizon en est la spectaculaire démonstration – ceux qui le lisent et qui en parlent ; qui se retrouvent, qui se rencontrent pour en parler.

Le prix Horizon fait la preuve vivante que le livre – et surtout celui-là qui est un roman, qui témoigne de nos vies, qui raconte nos histoires, celui-là qui forme notre goût des autres –, ce livre est et reste une passion.

Le livre – ce livre qu’est le roman – a une force. Il nous relie. Il nous rallie.

Je vais me permettre, si vous le voulez bien, de citer brièvement un philosophe, qui était aussi un romancier… aussi un auteur de théâtre… et aussi un lauréat; il a obtenu le prix Nobel de littérature: Jean-Paul Sartre.

Il s’est beaucoup interrogé sur le livre, il a beaucoup écrit sur la fonction du roman. Son rôle social, politique…

Dans une même phrase, il dit la matérialité du livre, il le montre en tant qu’objet, et il évoque la transformation – la transmutation même – de cet objet porteur de signes, porteur de sens, quand le lecteur s’en empare, l’ouvre, le lit.

Je le cite: « Un livre n’est rien qu’un petit tas de feuilles sèches ; mais, avec la lecture, il devient alors une grande forme en mouvement. »

Et imaginons alors – non ! réalisons plutôt – réalisons ce que ça donne, cette grande forme en mouvement dont parle Sartre quand il y a près de 2 000 lecteurs d’un coup. 2 000 lecteurs ensemble…

2 000 lecteurs rassemblés pour discuter roman… pour discuter contenu

On a un effet des plus spectaculaires.

On a une manifestation difficile à contenir.

On a une manifestation qui a été bien inspirée en se donnant le nom d’Horizon.

113718047Un nom qui voit grand, large. Ouvert…

Félicitations à Marie-Laure de Cazotte et "A l'ombre des vainqueurs" qui remporte le prix Horizon 2016 !

 

Patrick ADAM
Président du Collège provincial
Député provincial en charge de la Culture