PRIX EH DITES DONC ! 2018

Voici déjà la 3e édition de ce concours de nouvelles, organisé sous l’impulsion provinciale, en partenariat avec les éditions Memory, reprises en janvier 2018 par Thierry Lefèvre et Zohra Barkat, installés à Ste-Ode.

La nouvelle de fiction est le lieu de tous les possibles. Dans cet exercice d’écriture, chacun aura pu trouver en lui des ressources créatives ; solliciter son imaginaire pour créer un univers et raconter une histoire ; conduire des personnages vers l’aventure, vers leur fin, vers des joies quotidiennes… ou extraordinaires.

Cette année, il fallait donner à votre nouvelle un titre évoquant une expression de langue française.

Sacré défi que vous avez relevé haut la main.
Vous m’avez expressionné ! C’était peut-être la mer à boire pour certains d’entre vous, mais vous n’avez pas lésiné sur les moyens et avez pris le taureau par les cornes pour faire couler beaucoup d’encre. Et le résultat est là : vous voici désormais fiers comme des paons, mais je ne vous en jette pas la pierre : un travail de longue haleine s’achève ; on voit aujourd’hui le bout du tunnel… Alors, au diable les abonnés absents… et haut les cœurs !

Le concours « Eh dites donc ! », c’est une chance, aussi. Il permet, à vous tous, qui êtes élèves dans une école de la province, d’effleurer le statut d’auteur publié. Dans la vraie vie, une publication chez un éditeur est le fruit d’un bien plus périlleux chemin. Les éditions Memory pourront en témoigner. Le temps est long pour trouver un éditeur. La tâche ardue. L’espoir menu. Ici, pourtant, en moins de 4 mois, vos textes ont été lus, analysés, sélectionnés et édités.

L’INTERVIEW DES COACHS 2018

Vous étiez 19 classes en compétition. 18 textes ont été retenus mais quel que soit le résultat final, je vous encourage à entretenir cette flamme qui a suscité en vous l’envie d’écrire. Si votre nouvelle n’est pas éditée, soyez assuré que ce n’est pas un mauvais texte ; c’est simplement que, dans sa forme actuelle, il ne peut pas encore prétendre à une édition professionnelle.

Car c’est bien par des professionnels que vous avez été encadrés. Généralement, lorsque l’on parle de la profession du livre, c’est toujours la même ritournelle que l’on entend : vous savez, la fameuse « crise du livre ».

Pourtant, si la « crise du livre est une actualité, ce n’est pas une nouveauté ».

Cette affirmation, je la tire du remarquable livre d’Henri Baillière, un éditeur. Dans cet essai jubilatoire, Baillière raconte combien la chaine du livre souffre et quelles sont les difficultés que le livre rencontre. Pourtant, cet essai a été écrit… tenez-vous bien… en 1904 ! Et force est de constater que les difficultés énoncées à cette époque sont, à peu de choses près, les mêmes que celles d’aujourd’hui.

En 2018, on dénonce l’évolution des mœurs : on accuse Internet, Amazon, l’e-book, le cinéma, la télévision…

En 1904, Baillière accusait déjà les distractions de son temps ; le travail, la chasse, les loisirs au grand air… ; activités incompatibles, disait-il, avec la lecture.

Cela fait plus de 114 ans qu’on écrit sur le sujet, que le livre est dit : « en crise ».

Plus d’un siècle. C’en est assez, non ?

Alors, nous avons besoin de vous -lecteurs jeunes, et moins jeunes, futurs auteurs peut-être- pour en finir avec cette crise, une bonne fois pour toutes.

Si vous avez découvert un livre qui a (même légèrement) influencé votre vie ; parlez-en partout.

Si vous connaissez ce titillement lorsqu’un chapitre vous laisse sur votre fin et vous donne l’envie irrépressible d’en lire davantage ; ne vous arrêtez pas.

Si, par ce concours, vous avez touché au plaisir d’écrire ; ne lâchez plus la plume.

C’est mon conseil ; continuez, car oui « La crise du livre est une maladie chronique : [le livre] en souffre depuis sa naissance, il en vit, et il en vivra, il n’en guérira pas, et il n’en mourra pas : il est immortel.


LAURÉATS 2018
Chassez le naturel, il revient au galop – Collège d’Alzon de Bure
Jusqu’à ce que la mort nous sépare – Institut St-Joseph Carlsbourg
Le diable est dans les détails – St-Benoît de Habay-la-Neuve
Noircir le tableau – Institut Ste-Anne de Florenville
Une goutte d’eau dans la mer – Institut St-Michel de Neufchâteau
tombé pile-poil – Institut St-Michel de Neufchâteau
Folle espérance déçoit l’homme – Institut de la Ste-Famille de Virton
Temps mort – Institut de la Ste-Famille de Virton
Chocolat bleu pâle  – Institut St-Laurent de Marche
Je m’en lave les mains – Institut St-Laurent de Marche
Qui sème le vent  -Institut St-Joseph de Libramont
Dormir à poings fermés  -AR de Bomal
Haute comme trois pommes  – AR de Bastogne Houffalize
Libre comme l’air – AR de Bastogne Houffalize
Pris la main dans le sac – AR de Bastogne Houffalize
Au bord du gouffre  -AR d’Arlon
Fais de tes rêves une réalité  – Institut Ste-Marie d’Arlon
Noyer le poisson – Institut Ste-Marie d’Arlon

les coachs 2018
Jessica Lefèvre
Armand Henrion
Jean-Pierre Echterbille
Jules Boulard
Laurence Hesse
Paul Mathieu
Marie-France Versailles
Amandine Fairon
Bruno Marée
Fabien Dumont
Line Alexandre
Christine Van Acker
Un coach spécial, en section artistique — Xavier AL CHARIF

L’illustration lauréate en couverture
Haut les cœurs – Athénée Royal de Vielsalm
Céline Lacroix
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