LAVANDIÈRES, DENTELLIÈRES ET CIE

Lavandières, dentellières et Cie
Quatrième ouvrage de la collection du
Domaine provincial du Fourneau Saint-Michel.
Editions Weyrich

Cette aventure éditoriale se poursuit et j’en suis très heureux, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ces publications mettent en lumière les particularités, les traditions et les savoir-faire de la province de Luxembourg. Ensuite, nous découvrons grâce à elles une partie des quelques 50.000 objets des collections conservés ici, provenant principalement de généreux donateurs. Le succès des trois premiers volumes, consacrés respectivement à la cuisine d’autrefois, à l’histoire de la mécanisation agricole et aux métiers du bois, témoigne de l’intérêt du public pour ce type de réalisation.

Pendant trop d’années, le labeur et les compétences des femmes en Belgique, surtout dans nos campagnes, ont été ignorés. J’en veux pour preuve qu’il existe très peu de documents sur le sujet. Or, sans forcément être rémunérées, elles s’investissaient sans compter à la ferme, dans la tenue du ménage, dans l’éducation de leurs enfants, en exerçant parfois une activité complémentaire. Certaines ont eu l’opportunité de suivre des études, comme les infirmières ou les institutrices. Nous jugions nécessaire de mettre en exergue les occupations et le courage de toutes ces dames ayant nourri notre patrimoine et notre identité.

Au niveau de la construction de l’ouvrage, la recette reste inchangée : le texte documentaire est associé à une sélection d’objets de nos musées et à une série de photos et cartes postales anciennes ainsi qu’à des extraits de témoignages. Le résultat se veut empreint d’émotion mais aussi d’authenticité et repose sur un remarquable travail collectif. Je tiens à remercier les gens qui se sont prêtés au jeu de l’interview, partageant leurs souvenirs. Ma gratitude va également à celles et ceux qui nous ont permis d’illustrer d’une belle manière notre propos.

Un tout grand merci à Annemarie TREKKER qui a accepté avec enthousiasme de rédiger l’épilogue. Sociologue, membre de l’Académie luxembourgeoise, présidente de l’association Traces de Vie, qui s’occupe notamment de la transmission de la mémoire individuelle et collective, elle possédait le profil idéal pour conclure l’ensemble des chapitres sur une note tournée vers l’avenir.

Dans une semaine, nous fêterons nos mamans. « Lavandières, dentellières et Cie » ne serait-il pas une chouette idée-cadeau ?