UNE NOUVELLE ECOLE POUR LE VAL D’AISNE

Célébrer une toute nouvelle école n’est pas événement fréquent.

En 2010, la première phase de cette ambitieuse construction sortait de terre. De quoi fournir des ateliers et des classes de première qualité pour les élèves de troisième phase, ainsi que des bureaux.

Et voici enfin que depuis quelques mois, les bâtiments issus de la seconde phase sont à disposition !

Ateliers de menuiserie et maçonnerie pour les plus jeunes élèves
Trois rutilantes classes de cours généraux
La salle d’éducation physique
un local d’arts plastiques

Voici donc la bonne quarantaine d’élèves et la quinzaine d’enseignants du Val d’Aisne placés dans d’excellentes conditions de travail. Et ce même si les coûts supportés sur fonds propres par l’institution provinciale se sont avérés fort importants.

♦ LA PROVINCE DE LUXEMBOURG SOUTIENT MASSIVEMENT SES IMP ♦
 ♦ UNE VOLONTÉ LARGEMENT CONCRÉTISÉE À L’IMP DU VAL D’AISNE ♦
 ♦ 20% DU BUDGET EXTRAORDINAIRE Y ÉTANT CONSACRÉ ♦

Nos IMP accueillent une population fragilisée à qui ils donnent l’occasion de rebondir dans la vie. C’est donc fort légitimement que nous mettons à leur disposition de quoi bien travailler. La totale réhabilitation ébauchée voici une petite dizaine d’années tant à la Maison Godard qu’à la Villa Noirhomme ou encore au pavillon de Briscol ou ici même à l’école, est déjà en bonne voie. Les dernières étapes, telles par exemple l’extension du SRJ de Briscol, sont d’ores et déjà planifiées. A Mont, à Forrières, beaucoup a été accompli également. Et Ethe n’est bien entendu pas oublié, même si l’imbrication des bâtiments dans l’habitat général nécessite une étude plus approfondie.

De beaux bâtiments, modernes et fonctionnels, c’est belle chose, mais encore faut-il les équiper. Quand je vois ici les machines, le tableau numérique interactif, l’équipement pédagogique… cela me fait chaud au cœur. L’acquisition d’une quinzaine de tablettes, logiciels et options nécessaires apportera aux élèves, essentiellement ceux du groupe de phase 1 accueillant des adolescents à besoins spécifiques (dyslexie, dysphasie, dyscalculie, etc.), une approche pédagogique complémentaire.

On pourrait légitimement se demander pourquoi, forte de ses expériences réussies dans le spécialisé, notre institution ne se lance pas dans l’organisation de l’enseignement ordinaire.

La réponse est simple : l’offre en la matière, telle que proposée par les autres réseaux, est suffisante et efficiente. Notre volonté restera donc de proposer à notre population provinciale de quoi combler les manques vécus par des familles et des enfants aux prises avec de délicates situations où la souffrance n’est jamais bien loin. C’est ce que nous avons toujours fait, ce que nous avons répété plus récemment avec la création de l’école de type 5 à l’hôpital psychiatrique de Bertrix ou avec la classe SSAS de Forrières, et c’est ce que nous continuerons à faire.

Focus donc sur l’enseignement spécialisé, même si celui-ci coûte si cher que peu parmi nos 44 communes seraient à-mêmes de l’organiser isolément. C’est là que les provinces peuvent intervenir, dans une dynamique de supracommunalité qui, parmi tant d’autres paramètres, dénote assurément du fait que le niveau de pouvoir provincial garde certainement toute son utilité.

Mais n’oublions pas l’essentiel : l’humain, les équipes, les professionnels qui font tourner l’outil. Au Val d’Aisne, l’on peut se réjouir de son fonctionnement global. Sans nul doute que parmi les raisons expliquant cette efficacité figure en bonne place l’excellente collaboration en vigueur entre les différentes entités du Val d’Aisne. SRJ, école et service thérapeutique travaillent main dans la main et c’est fort  bien ainsi.

Vous mettre dans les meilleures conditions possibles pour effectuer votre travail que je sais difficile. Difficile, certes… mais aussi tellement utile pour ce qu’il apporte renouveau et espoir à bon nombre de familles.