Un premier et nouveau logo pour notre Institution provinciale

Que fallait-il faire avec notre bon vieux blason? Le redorer, le relooker ou carrément le transmuer ?

Aujourd’hui, c’est un véritable tournant en termes de visibilité provinciale, après avoir entamé de grands travaux de modernisation en interne, il fallait le VOIR.

Ça faisait des années qu’on parlait de lui redonner de l’éclat. De lui refaire une beauté, de lui faire un lifting. Surtout de le moderniser.

Mais ce n’est pas le tout d’y penser, d’en parler, d’en exprimer l’intention, et même de prendre la décision de le faire. Après, il a fallu s’y mettre…Se colleter à la difficulté !

C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous nous étions associé avec d’autres dans la réflexion du logo territorial. Il ne faut pas confondre le logo territorial (un symbole partagé par plusieurs acteurs et la population) et le logo institutionnel (image moderne d’une institution). Nous voulions attendre, pour décliner notre logo institutionnel du logo territorial. Nous avions une multitude de logos de service mais pas de logo « Province ».

Qu’est-ce qui compte, au juste, dans cette image-là ? Dans cette manière de proclamer, par un signe visible, ce qu’on est, ce qu’on veut dire de nous ? Alors à quoi toucher ? Quoi retoucher ? Quoi enlever ? Quoi garder ?

Pas simple ! Pas simple du tout du tout ! C’est qu’un blason, c’est un peu comme une belle, une riche antiquité ; un vieux meuble dont on hérite un jour.

Que faisons-nous du Blason ?– On le garde, bien sûr, mais il est destiné au protocole…

Mais l’administration a besoin de modernité ! Alors, on le garde et on part de lui, de ses « sens »…on  demande à des menuisiers de la communication, de talent, de confiance et EN INTERNE (car ce sont nos fonctionnaires qui devront se l’accaparer) de le restaurer, de le transformer aux fins de l’usage qu’on veut en faire… On leur demande, en somme, de le sauver, car même si il est désuet, il est précieux.

Et sauver les meubles, c’est… préserver l’essentiel, l’indispensable.

On a transmué, transmuté la bête d’hier; la bête armée, dragonnée , languée et saillante. Et elle est de couleur rouge. Autrement dit, en termes de blason : de gueules… Oui, le gueules, c’est le rouge. Le rouge c’est l’ardeur et donc lien avec le notre devise «  une ardeur d’avance ».

Eh bien, vous allez voir que le gueules – le rouge, donc – est resté. Et le lion aussi…C’est lui qui le porte.

Le lion est toujours en gueules – en rouge – et il a toujours une grande gueule ; toujours la gueule grande ouverte. Il a toujours aussi sa couronne et cependant… il a changé.

On garde le bleu symbole de la satisfaction… de notre satisfaction de ce logo mais aussi de notre recherche constante de satisfaire nos concitoyens luxembourgeois.

On garde l’or, symbole de nos richesses en province de Luxembourg.

Il a abandonné ses traits un peu vieux. Il est moins chargé, il est plus simple, plus stylisé. Plus léger.

On est passé, en somme, d’un lion de blason à un lion de logo. Un lion plus pimpant et moins posant. Un lion moins statique et plus dans le mouvement. Un lion qui a l’air de surgir, de bondir, en même temps qu’il rugit. Un lion qui est tourné vers l’Avenir.

Le vieux lion est mort. Vive le nouveau !
Superbe et généreux.

Patrick ADAM
Président du Collège provincial
Province de Luxembourg