Le diable est dans les détails. Le Luxembourg aussi !

Et pour ne pas faire de jaloux, je m’empresse de préciser que certains préfèrent dire que c’est Dieu plutôt que le Diable qui est dans les détails. Le bon Dieu même !

Mais n’importe, tout compte fait. Et disons mieux ! Disons que c’est les deux !

Disons surtout que la formule est là pour nous rappeler que chaque détail compte, que les plus petites choses ont de l’importance, qu’on ne doit jamais rien négliger.

La formule est là pour nous enseigner l’application, la concentration, et même la contemplation. Elle est là pour nous enjoindre à la plus grande attention. À surtout ne rien négliger… À tout passer en revue.

Le Luxembourg, la province de Luxembourg, ce pays, notre pays, si on veut l’apprendre, le comprendre, si on veut bien le connaître, il faut donc le regarder dans les détails.

Ces détails qui, littéralement, font partie du décor, du paysage…

Ces détails, la plupart du temps, on ne les voit plus – ou presque – à force de les voir. On ne les voit plus parce qu’on les voit depuis toujours. Ou on les voit sans les voir ; sans savoir leur histoire, leur raison d’être là.

Parce qu’on est dedans, on est passant, on est pressé. On ne sait pas, on ne sait plus s’arrêter en chemin. Ou faire un pas de côté. Ou en prendre un autre, de chemin ; passer par où on n’était jamais passé…

On oublie de flâner, surtout quand on est chez soi.

Heureusement qu’il y a les livres !

Heureusement qu’il est des livres comme celui-là pour nous rappeler à la curiosité, à sa pratique, à son utilité. Pour nous rappeler qu’elle est un divin défaut, ou une vilaine qualité, ou le contraire, ou les deux à la fois.

Heureusement qu’il y a des livres de curiosités pour réveiller notre nature de curieux. Et stimuler le curieux de culture qu’il faut être.

Ce livre de nos curiosités, il est là pour nous montrer d’où nous sommes. Il est fait pour ça. Pour nous raconter un peu l’âme de ces objets inanimés faisant partie de notre décor.

En nous les montrant en photos, en nous les décrivant, en nous invitant à faire ces arrêts sur images, nous entrons un peu dans notre légende. La vraie. Celle qu’on nomme aussi l’histoire. La grande.

Patrick ADAM

Président du Collège provincial

Député provincial en charge de la Culture

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s