Développement d’un réseau d’écrivains publics en province de Luxembourg – Point presse

Bien trop nombreux sont encore les citoyens ayant quitté l’école avec des bases peu ou mal acquises en matière de communication orale ou écrite. Ils se retrouvent à l’âge adulte en situation d’illettrisme, avec des risques sérieux de marginalisation.

Les difficultés à lire et à écrire touchent autant les adultes que les jeunes, les hommes que les femmes. Chez les adultes, l’illettrisme se traduit par des complications à déchiffrer et à comprendre les courriers et documents administratifs, et donc à assumer différents actes de la vie courante. Pareille situation en vient à constituer un frein important pour bien s’insérer, tant socialement que professionnellement, dans la vie. Il est donc essentiel de permettre à chacune et à chacun d’accéder  à une gestion correcte de sa situation dans des domaines tels que l’accès à l’emploi, au logement, à la culture, à la santé…

Et les flux migratoires actuels viennent renforcer les besoins d’aide en la matière, notamment en élargissant la gamme des thèmes à traiter au niveau des demandes d’asile. Pour les personnes touchées, il y va parfois d’une nécessité primordiale pour conserver le droit à des conditions de vie fondamentales.

C’est dans ce contexte global,  en vue d’aider à débloquer des situations parfois critiques et d’autonomiser les demandeurs,  que les réseaux d’écrivains publics interviennent. L’écrivain public propose une aide ponctuelle et oriente les intéressés  vers les structures  existantes où le problème spécifique sera pris en charge (Forem, Mutualités, Services juridiques, psychologiques, Office des Etrangers…).

L’écrivain public doit faire preuve d’une écoute active et aider les bénéficiaires à comprendre la situation dans laquelle ils se trouvent, à formuler une analyse, des attentes et des réponses. Dans son rôle éducatif, il les informe également de leurs droits et de leurs devoirs.  Les personnes bénéficiaires vont s’exprimer avec leurs propres mots, traduire leurs émotions ou leurs envies, décider  elles-mêmes des démarches qu’elles veulent entreprendre, et du contenu qu’elles souhaitent  faire apparaître dans leurs courriers, signer elles-mêmes les correspondances et donc en prendre l’entière responsabilité. Dans le cadre de l’éducation permanente, le but du réseau écrivains publics est bien d’arriver à rendre autonomes autant que possible les demandeurs.

J’ai donc jugé utile d’étoffer  ce service au citoyen en province de Luxembourg, en concertation avec les responsables du PAC Liège et ceux de la Bibliothèque provinciale. Une nouvelle formation a été mise sur pied en commun. La bibliothèque s’occupe de l’organisation globale et PAC a choisi les intervenants, les formateurs et déterminé le contenu du cours.

La session de base pour les candidats écrivains publics se tient actuellement dans les locaux de notre Bibliothèque provinciale du 1er octobre au 27 novembre 2015. Elle rassemble 18 candidats  principalement issus de la province de Luxembourg, rejoints par quelques autres originaires des régions liégeoise et bruxelloise. Tous ont pu intégrer le groupe après réussite d’un test de langue française.

Que le travail continue !

Patrick ADAM 

Président du Collège provincial

Député en charge de la Culture

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