Appel à projets « CultureS et Citoyenneté » – Remise des prix

« Quand j’entends le mot culture… »

Puisque j’ai affaire… je m’adresse à des gens qui se passionnent pour l’histoire, je me suis permis de commencer par une phrase historique célèbre. Enfin, la moitié de cette phrase… La première proposition. Je suppose que la plupart d’entre vous l’ont reconnue… Et connaissent la suite, la proposition qui en découle.

C’est… allez, je vous le dis : « … je sors mon revolver. »

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver. »

Cette phrase, on la prête au ministre d’Hitler chargé de la propagande : Joseph Goebbels. En réalité, elle n’est pas de lui. Elle est de l’écrivain national-socialiste Hanns Johst, surnommé le barde de la Schutzstaffel, l’organisme S.S. Mais Goebbels l’a tellement bien appliquée dans l’exercice de sa fonction qu’on la lui a attribuée tout naturellement. On ne prête qu’aux riches…

La culture, les cultures, dans un régime autoritaire, totalitaire, c’est l’ennemi. L’ennemi à combattre, à abattre. Il n’y a qu’une voix à entendre et une voie à suivre, c’est celle du führer. (Mot qui veut dire à la fois chef et guide. Conducteur.)

Dans les démocraties – dans nos démocraties –, le pouvoir est à tous. Le pouvoir, c’est vous, c’est moi, c’est nous. Chacun doit l’exercer, doit prendre part à la tâche. Chacun a le devoir de participer. Accomplir cette tâche, remplir ce devoir, c’est être citoyen.

La démocratie est un bien cher et chérissable. Mais ô combien fragile. La démocratie est une conquête toujours à refaire. Si on veut qu’elle dure, qu’elle tienne, si on veut continuer de faire avec, il faut être vigilant. Il faut veiller aux grains si précieux de nos démocraties.

Il faut encore et toujours s’instruire et instruire, en savoir plus sur soi et le monde… Et partager, confronter nos savoirs… Il faut oser cette confrontation, ce partage. Alors à vous, citoyens ! À vos cultures, citoyens ! Faites-vous entendre. Faites-les connaître, circuler, ces cultures. Et je vous dis déjà : à l’année prochaine !

Par qu’on va remettre ça, bien sûr. Parce qu’il faut remettre ça.

Parce qu’il n’y a pas de fin à ce roman-là qu’est la démocratie.

Patrick ADAM

Président du Collège provincial

Député provincial en charge de la Culture

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