Inauguration de l’école « Marcel Leroy » d’Herbeumont 

« INSTRUIRE, C’EST CONSTRUIRE. »

Victor Hugo

 

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Cette déclaration, Victor Hugo l’a faite le 18 janvier 1850, dans un discours enflammé à l’Assemblée législative en faveur de l’école. Une école publique, gratuite et obligatoire.

« Instruire, c’est construire », proclame avec force et conviction Victor Hugo. C’est construire l’avenir. C’est travailler au développement des intelligences neuves. C’est les ouvrir à la vie, à la compréhension du monde. C’est donner à chacun sa chance ; donner à tous l’occasion d’être des citoyens éclairés et responsables.

Instruire, c’est permettre à chaque enfant de – se – construire.

Instruire, c’est œuvrer à cette entreprise, c’est en permettre la réalisation.

Et pour faire cela, pour bien le faire, il faut un toit, des murs, une cour, un préau… Il faut construire… il faut ouvrir des écoles.

Il faut commencer par là. Et il faut continuer par ça.

« Chaque école qu’on ouvre est une prison qu’on ferme », disait encore Victor Hugo, qui croyait dur comme fer en l’instruction publique, en son pouvoir civilisateur.

Convoquer cette grande figure de la littérature francophone qu’est Victor Hugo pour inaugurer cette nouvelle école d’Herbeumont, rappeler le lien étroit qu’il établit, lui, entre ces deux verbes : instruire et construire, construire pour instruire…, pour moi qui ai en charge la culture et l’enseignement, c’était bien le moins, non ?

Surtout que ladite école a choisi, par le nom qu’elle se donne, de se référer à l’écriture, à la littérature. Elle s’appelle – et elle rappelle – : Marcel Leroy.

Natif d’Herbeumont, élevé à la dure, Marcel Leroy crut lui aussi en l’école. Il crut en son pouvoir libérateur, il goûta avec délice ce savoir qu’elle prodiguait. Il se saisit avec détermination de cette arme qu’elle lui proposait : l’écriture.

Et il en fit un bel usage.

Il est de ceux qui ont donné à la région ses belles lettres.

Il est de ceux qui ont défendu, illustré la littérature régionale ; qui ont redoré son blason.

Les éditions Memory ont réédité, à la faveur de l’inauguration de cette nouvelle école, le livre intitulé Les chatons gelés ; sans doute son livre le plus personnel, le plus dur et le plus tendre aussi.

La Province de Luxembourg peut encore une fois se féliciter de sa vision proactive : il y a plus de trois ans, le « Service du Livre Luxembourgeois » rencontrait Mme le Bourgmestre d’Herbeumont pour rééditer le chef d’œuvre de Marcel Leroy : « Les Chatons Gelés ». C’est à présent chose faite ! La Province a soutenu le tirage, pour la moitié des exemplaires.

Belle initiative ! Et je les en félicite et remercie chaudement.

Les chatons gelés, c’est un livre peuplé, comme chez Victor Hugo, de… Misérables. Mais des Misérables avec un grand M, des Misérables plein d’espérances, des Misérables capables de devenir aussi des Magnifiques.

Patrick ADAM

Président du Collège provincial

Député provincial en charge de la Culture

 

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